Dans un engagement volontaire pour équilibrer son bilan carbone, la Ville de Paris a souhaité mettre en œuvre un projet de reboisement de type « puits de Carbone biologique ».
Plusieurs pays potentiels avaient été identifiés pour accueillir ce projet, parmi lesquels le Cameroun et Madagascar ont été retenus.
Selon le cahier des charges des projets MDP de type reboisement, les sites à planter doivent n´avoir pas été boisés depuis 20 ans et ne faire l´objet d´aucune utilisation pérenne. Au Cameroun, les zones de transition forêt-savane et des savanes humides ou sèches peuvent être ciblées a priori.
Pour un total planté de 1.000 ha et à raison de 250 ha par site, 4 communes ont été retenues pour le projet – Ngambé Tikar (Mbam et Kim), Tonga (Ndé), Foumban(Noun), et Mandjou (Lom et Djérem) – à l´issue de consultations avec les populations, les élus et les pouvoirs publics. Ces sites sont des terrains ´inutilisés´, à l´exception de nomadisme pastoral en saison sèche.
En inscrivant le projet dans la dynamique de création de forêts communales, le Cameroun présentait des conditions favorables. Ce contexte apporte notamment un bon statut foncier (enregistrement des terres au nom des communes partenaires) et des conditions de pérennisation des plantations avec le PAF2C.
Outre la production de ´crédits carbone´, le projet doit être générateur de plus-values économiques et sociales et s´inscrire dans une démarche de développement local au profit des communautés riveraines. En particulier, les impacts socio-économiques attendus sont les suivants:
- création d´emplois ;
- transfert de compétences et d´expérience au secteur forestier local et national ;
- production : bois énergie et bois de service dans les communes densément peuplées ; bois d´œuvre, fruits et autres produits non ligneux…
La maîtrise d´ouvrage du projet est assurée pour le compte de la Ville de Paris par l´Association internationale des Maires francophones (AIMF), qui est assistée pour ce faire par ONF-International. Organe d´exécution du PAF2C, le CTFC assure la maîtrise d´œuvre du projet. Ce projet est une initiative pilote à double titre car, d´une part, il peut ouvrir la voie à d´autres initiatives de communautés urbaines de pays du Nord intéressées par un engagement volontaire sur le plan environnemental et, d´autre part, il illustre les potentialités de développement de plantations forestières sous maîtrise d´œuvre communale, répondant ainsi aux objectifs du Chef de l´Etat et du Gouvernement du Cameroun en matière de reboisement et de lutte contre les changements climatiques.
Surfaces reboisées et espèces plantées.
2008 : Année pilote
51 ha
ú Foumban : 27 ha
ú Tonga : 24 ha
2009 : Phase opérationnelle
150 ha
ú Foumban : 70 ha
ú Tonga : 50 ha
ú Mandjou : 30 ha
2010-2011: Entretiens, regarnis (94 ha au total) et gardiennage
3 sites (Foumban, Tonga, Mandjou) Situation fin 2009
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2008 |
2009 |
Total |
% |
|
Teck |
|
56,6 |
56,6 |
28,0 |
|
Eucalyptus |
18,0 |
18,0 |
36,0 |
17,8 |
|
Fruitiers |
|
27,8 |
27,8 |
13,8 |
|
Gmelina |
|
20,2 |
20,2 |
10,0 |
|
Pin |
2,6 |
16,7 |
19,3 |
9,6 |
|
Acacia |
14,1 |
2,7 |
16,8 |
8,3 |
|
Cassia |
12,0 |
|
12,0 |
5,9 |
|
Canarium/Polyscias |
|
4,8 |
4,8 |
2,4 |
|
Neem |
|
3,9 |
3,9 |
1,9 |
|
Teck/Cassia |
1,0 |
|
4,0 |
2,0 |
|
Ayous |
|
0,5 |
0,5 |
0,2 |
|
Total |
50,7 |
151,2 |
201,9 |
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